Actus

06/09/2017

On me l’avait dit…j’ai compris !!!!

posté à 09h37

Oui car il faut vraiment le faire pour comprendre, Zofingen est vraiment une épreuve à part…Je savais ce duathlon très difficile, le premier à m’en avoir parlé était mon mari Pascal, c’était il y a 10 ans et tous les témoignages recueillis étaient unanimes, Zofingen c’est vraiment dur mais c’est une très belle épreuve à faire, désormais je peux confirmer.

J’ai donc pris part à cette légende du duathlon, qui débute par 10kms à pied (enfin 9,2 exactement) puis 150 à vélo et 30kms à pied pour se finir. Déjà c’est impressionnant mais pour compliquer un peu la chose, les courses à pied alternent longues bosses et descentes et la boucle de vélo de 50kms est agrémentée de 3 bosses dont une de 4kms avec des portions bien raides.

Tout ça, je le savais. Mon coach course à pied, Bruno Fougeron, m’a donc concocté cet été un programme adapté pour préparer mes petits quadris. Pour les vacances, le programme c’était traversée des Pyrénées à vélo donc les cuisses étaient bien préparées aux bobosses. Et avant d’aborder Zofingen, je me sentais bien, pas de blessure à déclarer, bref je me sentais prête, y’avait plus qu’à…!

Petit changement cette année à cause des intempéries du mois de juillet, la seconde à pied a été modifiée donc au lieu d’effectuer deux allers-retours, nous allons en faire 4. On perd en dénivelé mais on gagne en kilométrage (cette année cela fait bien les 30kms). La première côte est un peu moins longue mais elle a une portion beaucoup plus raide.

Alors que les deux jours précédents la course, le temps est pluvieux, c’est le soleil qui va nous accompagner dimanche dernier (c’est déjà ça de pris !;-))

Le départ est donné à 8h pour les femmes. Je suis rapidement en tête avec la triple championne du monde en titre Emma Pooley (également cycliste pro). Pour moi la règle est simple : trouver un bon rythme en restant facile. Au bout de 2kms, soit la première bosse passée, nous sommes déjà détachées. Je me sens bien, je reste concentrée. Au second tour, dans la bosse, Emma accélère, je la laisse filer, je n’ai aucun intérêt à me mettre dedans pour la suivre, elle est au-dessus du lot en vélo. Elle me prend une dizaine de secondes et finalement je reviendrai sur elle 1,5kms avant de rentrer au parc. J’en ressors première.

Je veille à ne pas m’emballer non plus sur Loulou, 150kms c’est long, je monte à mon rythme tranquillement les 2 premières bosses et Emma reste derrière. Je comprends alors qu’elle attend un peu avant de pondre son sac. Je me sens bien et poursuis mon effort. Je me fais enfin doubler vers le 38ème kilomètres mais ce n’est pas Emma, c’est l’Allemande Katrin Esefeld. Je reste donc dans son sillage, derrière moi la Suissesse Krähenbühl s’est intercalée. Nous effectuons la première boucle exactement à l’allure que je m’étais fixée mais voilà que mes jambes ont déjà du mal à appuyer. Je pense alors que ça va passer mais au lieu de cela ça va s’empirer. Une deuxième Suissesse, Zoller, nous rejoint. Je passe la première bosse péniblement mais reste au contact de mes concurrentes mais quand arrive the bosse, y’a plus moyen de tenir le rythme. Et Pooley pose enfin son attaque.

Premier coup dur mais la course est encore longue. Mais qu’est-ce que j’ai mal aux jambes !!!! Je comprends pas pourquoi cela m’arrive si tôt mais il faut bien faire avec. Vers le 80ème kilo, ma coéquipière Céline Bousrez me passe, elle a dans sa roue la Suissesse Maurer. Je descends une dent pour relancer afin de les suivre mais voilà que je crampe à l’adducteur gauche. Heureusement, ça passe rapidement et je reste au contact. 2ème tour fait, purée plus qu’un, j’ai l’impression de ne plus avoir d’énergie alors que depuis le début je m’alimente et bois correctement !!! Mais je suis toujours à distance Céline (la Suissesse nous a alors distancées), je la sais bonne rouleuse donc apparemment je ne suis pas la seule à subir la course. Arrive la première bosse, j’avance pas et Céline non plus, on est vraiment à la rue. Dans la seconde côte, je passe devant Céline mais ça ne veut pas dire que je vais vite, la pauvre est simplement encore plus plantée que moi. Mais je sais qu’après cette côte, il ne reste plus que 25kms et c’est davantage descendant. Mais avant d’en finir avec la Bodenberg, une Française me double et m’encourage. Il s’agit d’Alice Meignie qui s’est inscrite en groupe d’âge. Elle me distance un peu puis je reviens dans la partie roulante pour finalement être à nouveau lâchée dans la dernière côte. Puis c’est la Néerlandaise Van Reijnen qui me double, pfffff…je me sens vraiment nulle, nous arrivons au parc ensemble. Avec l’abandon de Krähenbühl, je pars pour les 30kms en 7ème position (et 6ème Elite).

Tellement déçue de mon vélo, je n’arrive pas à me remobiliser pour la course à pied. Van Reijnen prend le large, moi je suis plantée complet. Je suis pourtant bien encouragée mais j’ai mal partout et la tête n’arrive pas à passer au dessus des douleurs musculaires. Á mi-parcours de la première boucle (sur 4 !!!), j’ai déjà envie de jeter l’éponge. Je m’hydrate à chaque ravito puis prend un gel à la fin de la première boucle. Je cours de plus en plus lentement, ça ressemble à rien ! Est-ce que j’abandonne ? Non, aller, il faut finir, tant pis pour le résultat…Qu’est-ce que ça va être long !!!! Puis je me rends compte que, certes y’a pas moyen d’avancer dans les côtes mais que sur les portions à peu près plates et descendantes, j’arrive à bien relancer le rythme. Je croise la 6ème Zoller à la dérive, je me dis que finalement y’a moyen de gagner une place, le moral remonte et me retrouve dans la course, j’en suis alors à 1 tour et demi. Je double Zoller dans le 3ème tour, ma course à pied est mieux. Mais voilà qu’en attaquant la 4ème et dernière boucle, plus de son plus d’image ! Vidée complet ! Je viens pourtant de prendre mon dernier gel mais j’ai l’impression de plus avoir de carburant. Je m’arrête donc au ravito suivant pour boire un coca, chose qui ne m’est jamais arrivée !!! Ça me fait du bien mais je n’arrive plus à retrouver un rythme correct. Et voilà qu’une Irlandaise (inscrite en catégorie d’âge) me double dans la dernière côte pentue et je cherche même pas à la suivre. Il y avait pourtant moyen de la reprendre en descente mais je n’ai tout simplement pas envie de me battre davantage, je suis lessivée !!!! Enfin arrive cette ligne d’arrivée ! J’en pleure tellement je suis contente d’en avoir terminé !!!

8h09’’07 d’effort dont 6h de souffrance. L’objectif était un top 5. Je termine certes 5ème élite femmes mais en réalité 7ème féminine. D’ailleurs, la jeune Alice a fait une course remarquable en terminant 4ème à seulement 50’’ du podium ! Bravo à elle !

Zofingen, ça c’est fait ! C’est une course qui mériterait d’être préparée tout l’été mais c’est tellement difficile que la moindre petite défaillance et tu le paies direct. Je ne comprends pas trop pourquoi j’ai tant peiné en vélo, peut être le manque de rythme. Mais cela reste une belle expérience.

Maintenant, il faut récupérer et retrouver un peu de vitesse (et ça c’est pas gagné) pour le dernier GP de la saison à Noyon le 24 septembre. Pas de bol, c’est un multi-enchaînement, ça risque de pas mal piquer !!!!

 

Résultats Zofingen


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